# Toux chez un bébé de 1 an : causes et solutions pour le soulager

La toux chez un bébé de 12 mois représente l’un des motifs de consultation les plus fréquents en pédiatrie. Ce réflexe naturel de défense, bien qu’inquiétant pour vous en tant que parent, constitue souvent une réaction normale de l’organisme face à une irritation des voies respiratoires. À cet âge charnière où votre enfant développe progressivement son système immunitaire, comprendre les mécanismes de la toux devient essentiel pour adopter les bons gestes. Les statistiques montrent que près de 30% des enfants autour de cet âge connaissent au moins deux épisodes de toux aiguë par an. Face à cette situation courante, il est primordial de distinguer les différentes manifestations de la toux, d’identifier leurs origines et de connaître les approches thérapeutiques adaptées à votre tout-petit.

Reconnaissance des différents types de toux chez le nourrisson de 12 mois

Identifier précisément le type de toux dont souffre votre bébé constitue la première étape vers un soulagement efficace. Cette distinction permet d’orienter les soins et de déterminer si une consultation médicale s’impose rapidement. Chaque forme de toux possède ses caractéristiques propres et révèle des informations précieuses sur l’état de santé respiratoire de votre enfant.

Toux sèche irritative sans production de mucus

La toux sèche se manifeste par une irritation persistante sans expectoration. Ce type de toux, particulièrement fatigant pour votre bébé de 1 an, crée un cercle vicieux : l’irritation provoque la toux, qui à son tour irrite davantage la gorge. Vous remarquerez que cette toux s’intensifie souvent la nuit, perturbant le sommeil de toute la famille. L’air sec ambiant aggrave généralement ce phénomène, tout comme l’exposition à certains irritants environnementaux. Les quintes peuvent durer plusieurs secondes et laisser votre enfant épuisé, rouge au visage, parfois même jusqu’aux larmes. Cette forme de toux nécessite une attention particulière car elle ne remplit aucune fonction épuratrice contrairement à son homologue grasse.

Toux grasse productive avec expectoration

La toux grasse, reconnaissable au bruit caractéristique qu’elle produit, s’accompagne d’une production de mucus que votre bébé cherche à expulser. Ce mécanisme de défense naturel vise à nettoyer les voies respiratoires en évacuant les sécrétions qui encombrent les bronches. Vous pourrez observer que votre enfant déglutit après avoir toussé, avalant les mucosités qu’il ne sait pas encore expectorer correctement à cet âge. Cette toux productive remplit donc une fonction essentielle de protection pulmonaire. Toutefois, les efforts répétés peuvent provoquer des nausées et une fatigue importante chez votre tout-petit. La couleur des sécrétions, lorsque vous parvenez à les observer, peut varier du translucide au jaune opaque selon la nature de l’infection.

Toux aboyante caractéristique de la laryngite

La toux aboyante, également appelée toux rauque, présente un son très particulier évoquant l’aboiement d’un chien ou le cri d’un phoque. Ce type de toux, souvent impressionnant, survient typiquement en pleine nuit et s’accompagne d’une modification de la voix de votre bébé, devenue rauque ou éteinte. Cette manifestation caractéristique témoigne d

p>d’un rétrécissement inflammatoire du larynx. Elle est fréquente entre 6 mois et 3 ans, donc chez le bébé de 1 an. Vous pouvez également entendre un bruit respiratoire rauque lorsque votre enfant inspire, surtout la nuit ou lorsqu’il pleure. Même si la toux aboyante est souvent liée à une infection virale bénigne, elle impressionne beaucoup les parents et nécessite une surveillance étroite, car l’inflammation peut gêner le passage de l’air.

Dans la plupart des cas, cette toux de laryngite s’aggrave en position allongée et par l’air froid ou trop sec. Vous noterez que votre bébé semble inquiet, difficile à calmer, avec parfois une légère fièvre. Le plus rassurant à retenir est que, bien prise en charge, la laryngite sous-glottique évolue souvent favorablement en quelques jours. Néanmoins, en cas de gêne respiratoire marquée (respiration rapide, creusement des côtes, lèvres bleuâtres), une consultation médicale urgente s’impose.

Toux coqueluchoïde en quintes prolongées

La toux coqueluchoïde correspond à des quintes très intenses et rapprochées, séparées par de courtes reprises inspiratoires parfois bruyantes, décrites comme un chant de coq. Chez un bébé de 1 an, ces accès de toux peuvent être si violents qu’ils provoquent des vomissements, un rougeur importante du visage et une grande fatigue. Ce type de toux évoque la coqueluche, infection bactérienne très contagieuse, contre laquelle votre enfant est normalement vacciné, mais dont il peut encore être partiellement vulnérable si son schéma n’est pas complet.

Les épisodes de toux coqueluchoïde surviennent souvent la nuit et peuvent durer plusieurs semaines en l’absence de traitement adapté. Vous pouvez avoir l’impression que votre bébé « n’arrive plus à reprendre son souffle » pendant la quinte, ce qui est extrêmement anxiogène. Ce tableau nécessite systématiquement un avis médical rapide, voire une prise en charge hospitalière chez le nourrisson, afin de confirmer le diagnostic, mettre en place un traitement antibiotique si nécessaire et surveiller la respiration de près.

Étiologies infectieuses et pathologies ORL provoquant la toux

Chez le bébé de 12 mois, la majorité des épisodes de toux sont liés à des infections virales des voies respiratoires supérieures ou inférieures. Le système immunitaire de votre enfant étant encore immature, il réagit fortement aux virus de l’hiver et aux microbes circulant en collectivité. Comprendre ces causes infectieuses vous aide à mieux distinguer ce qui relève d’un simple rhume et ce qui doit vous alerter. Gardons à l’esprit qu’une toux liée à une infection bénigne met souvent plusieurs jours, voire deux à trois semaines, à disparaître complètement.

Rhinopharyngite virale et écoulement postérieur nasal

La rhinopharyngite, ou « rhume », représente de loin la cause la plus fréquente de toux chez le bébé de 1 an. L’infection touche le nez et la gorge, entraînant un nez qui coule, une congestion nasale, parfois de la fièvre modérée et une gorge irritée. Lorsque le bébé est allongé, les sécrétions nasales coulent vers l’arrière de la gorge : c’est l’écoulement postérieur, responsable d’une toux nocturne persistante. Votre enfant tousse alors pour évacuer ce mucus qui lui « chatouille » la trachée.

Dans ce contexte, la toux peut être d’abord sèche puis devenir grasse au fil des jours, à mesure que les sécrétions s’épaississent. La rhinopharyngite simple guérit spontanément en une dizaine de jours, même si la toux peut persister un peu plus longtemps. Le traitement reposera surtout sur les mesures locales : lavage de nez au sérum physiologique, hydratation régulière et surveillance de l’évolution des symptômes pour s’assurer qu’ils ne se compliquent pas (otite, bronchiolite, pneumonie).

Bronchiolite à virus respiratoire syncytial chez le bébé

La bronchiolite est une infection virale des petites bronches, fréquente chez les nourrissons de moins de 2 ans, particulièrement en automne et en hiver. Dans la majorité des cas, elle est due au virus respiratoire syncytial (VRS). Chez un bébé de 12 mois, elle se manifeste par une toux, une gêne respiratoire plus ou moins marquée, parfois une respiration sifflante et une diminution de l’appétit. Vous pouvez aussi observer un nez encombré, une fatigue inhabituelle et, parfois, une fièvre modérée.

La toux de bronchiolite est souvent grasse, accompagnée de sécrétions abondantes que le bébé peine à évacuer. Imaginez de petites « pailles » (les bronchioles) partiellement bouchées par du mucus épais : la toux est alors indispensable pour tenter de les dégager. Dans la majorité des cas, la bronchiolite reste modérée et se gère à domicile avec surveillance, lavage de nez et bonne hydratation. Cependant, si la respiration de votre enfant devient trop rapide, s’il s’essouffle en buvant ou si ses lèvres prennent une teinte bleutée, la consultation en urgence est impérative.

Laryngite sous-glottique et stridor inspiratoire

La laryngite sous-glottique, souvent d’origine virale, touche la région située juste en dessous des cordes vocales. Chez le bébé de 1 an, elle se traduit par une toux aboyante, une voix enrouée et parfois un stridor inspiratoire, ce bruit aigu et sifflant que vous pouvez entendre lorsque votre enfant inspire. La nuit, l’enflure des tissus est plus marquée, ce qui explique pourquoi les crises surviennent souvent après l’endormissement, avec un réveil brutal et angoissant pour le bébé comme pour vous.

La laryngite sous-glottique est une urgence relative : dans les formes légères, l’air reste bien audible et votre enfant ne présente pas de bleuissement ni de difficultés majeures à boire. Dans les formes plus sévères, en revanche, la respiration devient laborieuse, les muscles du cou et du thorax se creusent à l’inspiration, et le stridor est audible même au repos. Dans ce cas, une prise en charge rapide à l’hôpital est indispensable pour administrer les traitements qui réduisent l’inflammation et sécurisent la respiration.

Pneumonie bactérienne avec fièvre et détresse respiratoire

Plus rare à 12 mois qu’une rhinopharyngite ou une bronchiolite, la pneumonie bactérienne reste une cause importante de toux à ne pas négliger. Elle se traduit par une fièvre élevée, un mauvais état général, une toux souvent grasse et douloureuse, et parfois des douleurs thoraciques lorsqu’il tousse ou respire profondément. Votre bébé peut refuser de s’alimenter, sembler très abattu, et respirer plus vite que d’habitude. Dans certains cas, vous noterez un creusement des côtes à l’inspiration ou un geignement permanent.

Contrairement aux infections virales bénignes, la pneumonie nécessite généralement un traitement antibiotique prescrit par le médecin, parfois associé à une hospitalisation si la détresse respiratoire est importante. Si vous constatez cette association de signes (fièvre élevée, toux intense, respiration rapide, fatigue marquée), ne tardez pas à consulter : une prise en charge rapide permet de limiter les complications et d’améliorer rapidement le confort respiratoire de votre enfant.

Causes non infectieuses et facteurs environnementaux déclencheurs

Toutes les toux chez un bébé de 1 an ne sont pas liées à une infection. Certaines situations non infectieuses ou des irritants de l’environnement peuvent déclencher ou entretenir la toux, parfois de manière insidieuse. Distinguer ces causes permet d’agir sur des facteurs modifiables, comme la qualité de l’air intérieur, et de mieux comprendre pourquoi la toux persiste alors que le rhume semble guéri. Vous serez peut-être surpris de voir à quel point quelques ajustements du quotidien peuvent soulager votre enfant.

Reflux gastro-œsophagien et régurgitations nocturnes

Le reflux gastro-œsophagien (RGO) correspond à des remontées acides de l’estomac vers l’œsophage, fréquentes chez le nourrisson. À 12 mois, beaucoup de bébés en ont déjà moins, mais certains restent encore gênés, surtout la nuit. Lorsque votre enfant est allongé, le contenu de l’estomac peut remonter jusqu’à la gorge, irriter les muqueuses et déclencher une toux réflexe. Vous pouvez observer des régurgitations, une mauvaise haleine acide, des pleurs après les repas ou en position allongée, et parfois des réveils nocturnes avec toux.

Cette toux de reflux est souvent sèche, survenant par salves, et peut s’accompagner d’une gêne pour s’alimenter ou prendre du poids. On peut la comparer à une petite brûlure interne : l’organisme réagit en toussant pour tenter de « chasser » le liquide acide. Si vous suspectez un RGO (surtout en présence de régurgitations fréquentes ou de pleurs au décubitus), parlez-en à votre pédiatre. Des mesures simples (fractionner les repas, surélever légèrement la tête du lit, éviter de coucher votre bébé immédiatement après le biberon) peuvent déjà améliorer nettement la situation, parfois en complément d’un traitement spécifique.

Asthme du nourrisson et hyperréactivité bronchique

Chez certains enfants prédisposés, les bronches sont particulièrement sensibles à des stimuli comme les virus, le froid ou les allergènes. On parle alors d’hyperréactivité bronchique, qui peut annoncer un asthme du nourrisson. La toux est alors souvent sèche, quinteuse, plus marquée la nuit ou lors des efforts (par exemple lorsque votre bébé s’agite ou rit beaucoup). Elle peut s’accompagner d’une respiration sifflante, d’épisodes de gêne respiratoire et d’antécédents familiaux d’asthme ou d’allergies.

Imaginez les bronches comme de petits tuyaux qui se resserrent facilement à la moindre irritation : l’air passe plus difficilement, ce qui provoque sifflements et toux persistante. Cette situation nécessite une évaluation par le pédiatre, voire par un pneumologue ou un allergologue pédiatrique. Des traitements de fond (comme les corticoïdes inhalés) peuvent être proposés pour diminuer l’inflammation et prévenir les crises, en complément de mesures d’éviction des allergènes et irritants du domicile.

Inhalation de corps étranger dans les voies aériennes

L’inhalation d’un corps étranger (petit jouet, aliment, cacahuète, morceau de pomme…) est une urgence pédiatrique. Chez un bébé de 1 an, très curieux et porté à tout porter à la bouche, ce risque est réel. La toux apparaît alors brutalement, souvent après un épisode de fausse route au cours d’un repas ou d’un jeu. Dans les formes graves, votre enfant peut présenter une gêne respiratoire aiguë, une incapacité à parler ou à pleurer, voire un bleuissement des lèvres et du visage.

Dans les formes plus discrètes, la toux peut devenir chronique, localisée d’un seul côté du thorax, avec parfois des sifflements persistants. Si vous faites le lien avec un épisode de suffocation, même ancien, ou si la toux ne s’explique pas par une infection évidente, il est essentiel de consulter rapidement. Des examens spécifiques (radiographie, endoscopie) pourront être nécessaires pour vérifier la présence d’un corps étranger et le retirer en milieu spécialisé si besoin.

Irritants domestiques : tabagisme passif et pollution intérieure

L’air que respire votre bébé à la maison joue un rôle majeur dans la fréquence et l’intensité de sa toux. Le tabagisme passif est l’un des principaux irritants : même si vous ne fumez pas directement près de votre enfant, les particules de fumée persistent longtemps dans l’air, les vêtements et les surfaces. Elles irritent ses voies respiratoires fragiles, favorisent les infections et entretiennent une toux chronique. De même, les parfums d’ambiance, les encens, les sprays ménagers ou certains solvants peuvent être particulièrement agressifs pour ses bronches.

La pollution intérieure est parfois plus importante que la pollution extérieure. Aérer chaque jour, limiter l’usage de produits parfumés, éviter de fumer dans le logement (idéalement, arrêter de fumer) et entretenir régulièrement le chauffage ou les appareils de cuisson sont des mesures simples mais très efficaces. En assainissant l’environnement de votre bébé, vous lui offrez un air plus « doux » pour ses bronches, ce qui peut réduire significativement la fréquence des épisodes de toux et améliorer son confort respiratoire au quotidien.

Signes d’alerte nécessitant une consultation pédiatrique urgente

Face à la toux d’un bébé de 1 an, il n’est pas toujours évident de savoir quand s’inquiéter. Certains signes doivent toutefois vous pousser à consulter rapidement, voire à contacter les urgences (15 ou 112). Il s’agit notamment d’une respiration difficile (respiration très rapide, pauses respiratoires, creusement entre les côtes ou au-dessus du sternum), d’un changement de couleur (lèvres ou visage bleuâtres, pâleur extrême), d’une toux brutale après inhalation suspecte ou d’une grande somnolence inhabituelle.

Vous devez également demander un avis médical sans tarder si la toux de votre enfant s’accompagne d’une fièvre élevée persistante (supérieure à 38,5 °C plusieurs jours), de difficultés à boire ou à s’alimenter, de vomissements répétés déclenchés par la toux ou d’une perte de poids. Une toux qui persiste au-delà de 10 à 15 jours sans amélioration, ou qui revient régulièrement sans cause évidente, mérite aussi une consultation. Dans le doute, mieux vaut toujours demander conseil à un professionnel de santé : votre vigilance reste un atout précieux pour la sécurité de votre bébé.

Traitements médicamenteux adaptés selon l’âge et la pathologie

Le traitement de la toux chez un bébé de 12 mois dépend avant tout de sa cause : infection virale banale, bronchiolite, reflux, asthme débutant, etc. La première règle est d’éviter l’automédication, car de nombreux médicaments en vente libre ne sont ni adaptés ni sûrs pour les tout-petits. Le rôle du médecin sera de confirmer le diagnostic, d’évaluer la gravité de la situation et de proposer, si nécessaire, des médicaments dont le bénéfice est clairement établi à cet âge. Dans bien des cas, les mesures non médicamenteuses suffisent, et les traitements visent surtout à soulager la fièvre, la douleur ou la gêne respiratoire.

Contre-indication des sirops antitussifs avant 2 ans

Les sirops antitussifs, souvent utilisés chez l’adulte ou l’enfant plus grand, sont déconseillés, voire contre-indiqués, chez les enfants de moins de 2 ans. Pourquoi ? Parce qu’ils peuvent entraîner des effets secondaires importants (somnolence, troubles respiratoires, réactions allergiques) et qu’ils sont peu efficaces sur la toux du nourrisson. De plus, en bloquant le réflexe de toux, certains produits risquent de favoriser la stagnation des sécrétions dans les bronches, ce qui peut aggraver l’infection respiratoire au lieu de l’améliorer.

De la même manière, les mucolytiques et fluidifiants bronchiques ne sont plus recommandés avant 2 ans, car le bébé n’a pas la force ni la coordination nécessaires pour expectorer correctement le mucus ainsi liquéfié. Il est donc essentiel de ne jamais donner de sirop « pour adultes » ou destiné aux grands enfants sans avis médical. Si votre bébé de 1 an tousse, préférez les solutions naturelles et les conseils de votre pédiatre ou pharmacien, qui sauront vous orienter vers les dispositifs adaptés à son âge (sérum physiologique, paracétamol, éventuellement traitement spécifique selon la cause).

Utilisation du paracétamol pour la fièvre associée

Lorsque la toux s’accompagne de fièvre ou de douleurs (maux de gorge, courbatures, gêne liée aux poussées dentaires concomitantes), le paracétamol reste le médicament de référence chez le bébé de 12 mois. Utilisé à la bonne dose, il permet d’améliorer le confort de votre enfant, de favoriser le sommeil et l’hydratation, sans agir directement sur la toux elle-même. Il est disponible sous forme de sirop ou de suppositoires, avec un dosage adapté au poids de votre bébé.

Respecter scrupuleusement la dose par kilo et l’intervalle entre les prises est indispensable pour éviter tout risque de surdosage. En cas de doute, pesez votre enfant ou demandez conseil à un professionnel de santé pour recalculer la dose. Le paracétamol ne doit pas être utilisé en continu pendant plusieurs jours sans avis médical : si la fièvre persiste au-delà de 48 à 72 heures ou réapparaît après une accalmie, une nouvelle évaluation par le médecin est nécessaire pour rechercher une complication (otite, pneumonie, infection urinaire, etc.).

Prescription de corticoïdes inhalés en cas de bronchospasme

Dans certaines situations, comme l’asthme du nourrisson ou les épisodes de bronchospasme associé à une bronchiolite ou une infection virale, le médecin peut prescrire des bronchodilatateurs et/ou des corticoïdes inhalés. Ces traitements, administrés via une chambre d’inhalation et un masque adapté à l’âge, agissent directement sur les bronches pour diminuer l’inflammation et faciliter le passage de l’air. Ils ne sont jamais à initier de votre propre chef : leur indication repose sur un examen clinique précis et, parfois, sur des antécédents familiaux ou personnels.

Les corticoïdes inhalés, utilisés sur des durées limitées et aux doses adaptées, ont un rapport bénéfice/risque favorable chez les jeunes enfants souffrant de crises respiratoires récurrentes. Ils diffèrent des corticoïdes par voie orale, réservés à des formes plus sévères (par exemple certaines laryngites sous-glottiques). Si ce type de traitement est proposé pour votre bébé, n’hésitez pas à demander au professionnel de santé de vous montrer la bonne technique d’inhalation et à poser toutes vos questions sur les effets attendus et les éventuels effets secondaires.

Mesures d’hygiène et soins à domicile pour soulager naturellement

En dehors des situations nécessitant un traitement médical spécifique, une grande partie de la prise en charge de la toux chez le bébé de 1 an repose sur des gestes simples à la maison. Ces mesures d’hygiène respiratoire permettent de limiter l’encombrement des voies aériennes, de réduire l’irritation et d’améliorer le confort de votre enfant, en particulier la nuit. On peut les comparer à un « environnement sur-mesure » pour ses bronches fragiles : moins d’irritants, plus d’humidité maîtrisée, une position adaptée et une bonne hydratation.

Lavage nasal au sérum physiologique en position latérale

Le lavage de nez au sérum physiologique est l’un des gestes les plus efficaces pour soulager une toux liée à un rhume ou à un écoulement postérieur. À 12 mois, votre bébé n’est généralement pas encore capable de se moucher seul, et les sécrétions nasales coulent facilement vers la gorge. En réalisant des lavages réguliers, vous aidez à évacuer ce mucus, ce qui diminue la toux, surtout la nuit. Le principe est simple : on instille du sérum physiologique dans une narine pour qu’il ressorte par l’autre, en entraînant les sécrétions.

Pour que ce geste soit efficace et sécuritaire, installez votre bébé en position latérale, tête légèrement penchée vers le bas. Introduisez doucement l’embout de la dosette dans la narine supérieure, puis pressez fermement. Le sérum et les sécrétions ressortent par la narine inférieure ou la bouche. Le moment du bain ou du change peut être propice pour intégrer ce soin dans votre routine. Même s’il n’est pas toujours très apprécié des tout-petits, ce lavage nasal reste un allié précieux pour calmer la toux nocturne du bébé enrhumé.

Humidification de l’air ambiant et température optimale de la chambre

Un air trop sec irrite les muqueuses et favorise la toux sèche chez le nourrisson. À l’inverse, un excès d’humidité peut encourager la prolifération d’acariens et de moisissures, néfastes pour les bronches. L’idéal est donc de maintenir un taux d’humidité compris entre 40 % et 60 % dans la chambre de votre bébé. Plutôt que de recourir systématiquement à un humidificateur (qui nécessite un entretien rigoureux pour éviter la prolifération de bactéries), vous pouvez utiliser des méthodes simples : placer un bol d’eau sur un radiateur, faire sécher du linge dans la pièce, ou bien aérer la chambre 10 à 15 minutes chaque jour.

La température de la chambre joue également un rôle : les recommandations actuelles préconisent une température autour de 18 °C à 20 °C pour un sommeil de qualité. Une pièce trop chauffée assèche l’air et accentue l’irritation de la gorge. En ajustant à la fois température et humidité, vous créez un environnement plus confortable pour votre bébé, ce qui peut nettement diminuer la fréquence et l’intensité de la toux nocturne.

Hydratation fractionnée et alimentation adaptée du bébé

Une bonne hydratation aide à fluidifier les sécrétions respiratoires et à maintenir les muqueuses en bon état. Lorsque votre bébé de 1 an tousse, proposez-lui régulièrement de petites quantités d’eau, de lait ou de préparations adaptées, plutôt que de gros volumes d’un seul coup, qui risquent de déclencher des vomissements lors des quintes. Si votre enfant est déjà diversifié, les soupes, compotes ou yaourts peuvent aussi contribuer à son apport hydrique. En cas de toux sèche avec gorge irritée, une boisson tiède peut être particulièrement apaisante.

À partir de 12 mois, et uniquement si votre médecin ou pédiatre le confirme, une petite cuillère de miel le soir peut être envisagée pour adoucir la gorge et réduire la fréquence de la toux nocturne. Le miel ne doit cependant jamais être donné avant l’âge d’1 an en raison du risque de botulisme infantile. Gardez également à l’esprit que les boissons acides (comme certains jus de fruits) peuvent irriter davantage la gorge enflammée et sont donc à limiter pendant les épisodes de toux importante.

Position proclive pour faciliter la respiration nocturne

La position allongée favorise l’accumulation des sécrétions dans l’arrière-gorge et peut aggraver la toux nocturne du bébé. Pour l’aider à mieux respirer, vous pouvez placer son lit en position proclive, c’est-à-dire avec la tête légèrement surélevée. Concrètement, il s’agit de glisser une serviette roulée ou un coussin ferme sous le matelas, au niveau de la tête, afin d’obtenir une inclinaison d’environ 30 degrés. Il est important de ne pas déposer d’oreiller ou d’objet libre directement dans le lit pour respecter les consignes de sécurité du sommeil du nourrisson.

Cette légère inclinaison facilite le drainage des sécrétions et peut atténuer la toux liée au reflux gastro-œsophagien ou à l’écoulement post-nasal. En complément, lors des réveils nocturnes avec quinte de toux, prendre votre bébé quelques minutes en position verticale contre vous, lui parler doucement et le rassurer contribue à calmer sa respiration. Ces gestes simples, associés aux autres mesures d’hygiène respiratoire, constituent une véritable « trousse de secours » naturelle pour aider votre bébé de 1 an à mieux supporter les épisodes de toux et à retrouver progressivement des nuits plus sereines.